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Editorial de la Lorraine Royaliste (n°294) par Philippe Schneider

(Lu sur le Blog de La Lorraine Royaliste)

 

Après quelques discours « lénifiants » sur des « négociations » » que le Président Hollande devait mener pour imposer son point de vue à l’Allemagne, nous avons assisté à une capitulation sans condition de sa part : le pacte budgétaire européen sera approuvé et signé dans les termes, à la virgule près, que Nicolas Sarkozy s’était lui aussi vu imposer par la Chancelière du Reich, Angela Merkel. Ce nouveau traité est dangereux. Déjà, il impose une règle budgétaire (déficit de moins de 3 % du budget) mais il est à noter que cette obligation existait déjà dans le funeste traité de Maastricht que personne ne respecta – du moins pour cette règle  et même l’Allemagne – quand ce fut jugé nécessaire. Il en sera de même dans l’avenir. Surtout, ce traité donne droit à la commission de Bruxelles, donc à l’Allemagne, de juger du bien fondé du budget de la France, ce qui marque une étape de plus – très importante – dans notre perte d’indépendance. En effet, si notre pays n’est même plus maître de décider des recettes et des dépenses du pays, que reste-t-il ? Ajoutons que l’Allemagne prévoit déjà un futur nouveau traité qui aggravera encore la situation ! Tous ceux qui voteront ce traité peuvent être qualifiés de « saloparts » !

Ils veulent détruire la France. Ils y arrivent qu’ils soient dits « de droite » ou « de gauche », comme sous Charles VI avec le funeste traité de Troyes qui reconnaissait le Roi d’Angleterre comme Roi de France. Acte de haute trahison comparable au traité de Maastricht et des suivants qui n’en sont que la suite logique comme celui signé entre Sarkozy et Merkel et que Hollande nous impose. Le pire est que nous ne voyons pas une nouvelle « Jeanne d’Arc » arriver. Mais il n’existe même pas un petit pouvoir légitime comme celui sur lequel elle s’est appuyé, celui du dauphin Charles. Bien sûr, nous avons quelques hommes politiques qui voient bien le danger et bataillent contre, comme le faisaient les Armagnacs et quelques généraux du temps de « Jeanne », mais cela ne va pas plus loin.

Comme les « cauchons » et autres « intellectuels » parisiens de l’époque, les partisans de « l’UMPS » sont réunis par un « européisme » délirant qui, pour eux, personnifie le « sens de l’histoire » comme le marxisme le fut pour d’autres. Ils ne peuvent absolument pas seulement imaginer la possibilité qu’il ne s’agit que d’une idée sans base réelle qui ne peut que conduire à la ruine de notre pays. Et c’est pourtant la réalité.

Ils s’accrochent donc à l’Euro comme à une bouée de sauvetage, mais ce n’est qu’un boulet qui nous entraîne à la ruine. Les autres pays de l’Europe du Sud sont dans le même cas, en plus grave pour l’instant : menés par des politiciens nourris de la même idéologie perverse, la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie pour ne parler que des plus importants, ils ne peuvent qu’aggraver leur situation et celles des populations. Pour sortir du cycle infernal « dettes – « rigueur » – baisses de revenus – récession – dé-industrialisation – nouvelles dettes…. – il faut absolument qu’ils sortent de cette néfaste monnaie unique, du traité de Masstricht, de l’Acte Unique européen…, et ceci avec nous, pour notre bien à tous. Ce n’est qu’à cette condition que pourra – pour chacun de ces pays et pour le notre en particulier – être envisagée une véritable politique de ré-industrialisation, de développement général de notre économie avec une monnaie indépendante sur laquelle nous pourrons jouer. Il faut bien voir qu’aujourd’hui, faute de pouvoir dévaluer lorsque cela est nécessaire, les valeurs d’ajustement se font sur les revenus, les salaires ou le chômage.

De tous les pays européens dans l’Euro, c’est certainement seulement l’Allemagne qui a intérêt à son maintien et ceci contrairement à ce que pensent beaucoup d’Allemands. En effet, ce pays exporte essentiellement dans la « zone Euro ». Si elle n’existait plus, les autres pays européens, redevenus indépendants, pourraient dévaluer et les Allemands auraient beaucoup plus de difficultés à exporter, sans compter qu’ils retrouveraient des concurrents sérieux. Heureusement pour eux – et pour d’autres – ce n’est pas le cas aujourd’hui !

Aujourd’hui, la France essaye de se maintenir en recourant de plus en plus à des financements étrangers, comme la Chine, les fonds de pension qui nous font « chanter », le Qatar ou l’Arabie Saoudite. Ces investissements sont dangereux et nous colonisent. Comment expliquer, par exemple, autrement, la stupide et scandaleuse action de Sarkozy (approuvée par Hollande) en Lybie ? Nous étions pourtant prévenus, en particulier par le très avisé Président Tchadien, Idriss Déby que cela ne pouvait conduire qu’à une déstabilisation de l’Afrique du Sahel. Nous y sommes aujourd’hui !

Industrie sacrifiée à l’Europe et dont les restes ont été vendus à l’étranger, c’est aussi l’exemple de notre sidérurgie : Giscard a voulu sa destruction (non rentable qu’il disait !), les ventes d’acier diminuant, des usines furent détruites, en Lorraine en particulier mais pas uniquement. Les ventes d’acier reprenant, les prix augmentant de nouveau, il ne fut rien trouvé de mieux que de céder le reste de notre industrie à un investisseur indien, en lui donnant même des subventions. Il les accepta, garda les brevets, construisit des usines concurrentes en Inde ou dans d’autres pays à main d’œuvre peu chère. Maintenant, il commence à fermer les unités de production française, et ce n’est qu’un début… De l’acier, on en a besoin. Un Etat digne de ce nom ne l’aurait pas abandonné. Maintenant, il s’agit de sauver ce qui reste et même, à terme, de reconstituer notre industrie. Il n’y a, à court terme, qu’une solution : nationaliser cette industrie et complètement (toute la filière et pas seulement les hauts fourneaux, ce qui serait idiot !) quitte à la rendre au secteur privé – français – par la suite. C’est le rôle de l’Etat d’intervenir quand le secteur privé est défaillant, ce qui est le cas. C’est d’ailleurs toujours ce que nos Rois ont su faire… Justement, nous n’avons plus de Roi, ce qui explique sans doute que l’Etat est aussi défaillant, du moins ce qui reste d’Etat car, aujourd’hui, les bureaucrates de « Bruxelles » ne nous autoriseraient même pas à intervenir… Une raison de plus de s’en séparer !

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