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La Restauration Nationale - Page 2

  • Conférence à Nantes

    L'Institut Nantais Historique et Littéraire est heureux de vous convier à la conférence de Yannick Jaffré, professeur agrégé de philosophie, essayiste auteur de Vladimir Bonaparte Poutine.

    Celle ci aura lieux le vendredi 26 février, à Nantes salle de la manufacture des tabacs 10 bis boulevard de Stalingrad  au 2ème étage. 

    Comment un État obtient-il le consentement éthique du peuple qu'il conduit ? La seule légalité démocratique y suffit-elle ? Dans quelle mesure le style personnel de ses élites et, éminemment, du détenteur de la fonction suprême, entretient-il cet assentiment populaire ? Somme toute, une légitimité nationale peut-elle se former sans une certaine incarnation du pouvoir ?

    Voici les questions que Yannick Jaffré, professeur agrégé de philosophie, essayiste auteur de Vladimir Bonaparte Poutine, Essai sur la naissance des républiques, abordera au cours de cette conférence.

    Il dédicacera son livre : Vladimir Bonaparte Poutine le  samedi 27, à la Librairie Dobrée de 15:00 à 18:30.

  • Rome et Moscou : réconciliation à Cuba ?

    Le pape François et le patriarche orthodoxe Kirill vont se rencontrer à La Havane. C'est à l'évidence un événement considérable tant du point de vue historique, géopolitique que religieux. Comme le relève ci-dessous Jean-Baptiste Noé dans le Figaro du 5 février, cette rencontre n'est certainement pas le fruit du hasard.

     

    À Cuba, le mur de Dioclétien va tomber

    Les rues de Rome étaient parcourues par la rumeur depuis quelques jours : on espérait une rencontre entre François et Kirill lors du voyage du pape au Mexique. Moscou avait démenti, mais personne ne croyait vraiment cette dénégation. Quand la salle de presse du Saint-Siège convoqua pour 12h les journalistes pour communiquer une nouvelle importante, on comprit que Moscou pouvait passer par Rome. La rencontre qui se tiendra le 12 février prochain à La Havane est un entrechoque de l'histoire et de la géopolitique ; un événement historique majeur.

    Catholiques et orthodoxes : les Latins et les Grecs

    La fracture qui sépare les catholiques et les orthodoxes est d'abord culturelle et politique. La foi y a été conviée pour donner une justification théologique qui désormais n'a plus lieu d'être. La question du filioque est réglée, et les fidèles catholiques peuvent communier lors des messes orthodoxes, sous certaines conditions. La rupture entre Rome et Constantinople est d'abord d'ordre géopolitique. C'est la fracture entre la partie grecque et la partie latine du même Empire romain. C'est la fracture entre deux capitales, Rome et Byzance, qui ont lutté pendant des siècles pour affirmer leur primauté. C'est l'empereur Dioclétien qui, en créant la Tétrarchie, a officialisé la rupture politique et administrative de l'Empire entre l'Occident et l'Orient. Quand le christianisme se développe, il hérite d'une situation complexe où les Grecs méprisent les Latins, qui souffrent d'un complexe d'infériorité par rapport à leurs frères aînés dans la culture. Tous les conciles œcuméniques du premier millénaire se tiennent en Orient. La théologie chrétienne s'approfondit à Nicée, Antioche, Alexandrie, Constantinople. Saint Jérôme vient à Jérusalem pour traduire la Bible en latin, et saint Augustin regrette de ne pas parler le grec.

    En Occident, l'Empire disparaît et les structures se dissolvent. En Orient, l'Empire romain demeure. L'empereur qui siège à Constantinople est l'héritier des César. Charlemagne et les empereurs allemands jalousent celui qui porte la véritable pourpre.

    Au tournant de l'an mil la rupture est consommée, mais celle-ci était vivace depuis plusieurs siècles. Avec la chute de Constantinople en 1453 c'est Moscou qui reprend l'héritage de l'orthodoxie ; c'est elle la troisième Rome.

    Prémisses d'une réconciliation

    Il faut lire Taras Boulba de Gogol pour prendre la mesure du degré de haine qui a pu exister entre catholiques et orthodoxes, surtout en terres orientales où la foi recouvre les disparités ethniques. Polonais et Russes, Croates et Serbes ont longtemps été en conflit, revivant la fracture des Latins et des Grecs, actualisant le traumatisme du sac de Constantinople par les Vénitiens en 1204.

    C'est Léon XIII (1878-1903) qui comprend l'intérêt du rapprochement de Rome et de Moscou. Il opère une modernisation de la vision géopolitique du Saint-Siège. Le premier, il comprend que dans ce siècle de positivisme et de haine de la foi ,la fracture n'est plus entre Grecs et Latins, mais entre ceux qui se rattachent à Dieu et ceux qui dénient son existence. Nous sommes là au cœur des enjeux de la modernité actuelle. Entre Rome et Saint-Pétersbourg, les relations se réchauffent, le tsar invite même le pape à participer à des conférences internationales, ce que refuse l'Italie. La révolution bolchévique empêche le rapprochement, et l'espoir renaît en 1991.

    Benoît XVI a beaucoup fait pour la réunification des deux poumons de l'Église. Il a rencontré plusieurs fois Kirill avant que celui-ci ne devienne patriarche de Moscou si bien que, lors de la messe d'installation de François comme Pape, son bras droit était présent à Rome. C'était déjà une première. Le mur virtuel de Dioclétien séparant l'Empire entre Orient et Occident est en train de s'effriter.

    Cuba, épicentre de la géopolitique du Saint-Siège

    Que cette rencontre ait lieu à Cuba ne manque pas de surprendre. Il fallait un lieu neutre, le pape s'y arrêtera en allant au Mexique, et Kirill y sera présent pour une visite dans l'île. On peut supposer que la concordance des voyages n'est pas le fruit du hasard.

    Cuba, le lieu de l'affrontement terrible ente Kennedy et Khrouchtchev où le monde a failli basculer dans la guerre nucléaire. Cuba où a eu lieu une des révolutions communistes les plus sanglantes. Cuba, où la diplomatie pontificale s'est actionnée durant tout le siècle : Jean XXIII pour réconcilier États-Unis et URSS, Jean-Paul II pour une première visite historique, Benoît XVI pour asseoir la réconciliation, et François pour faire lever l'embargo. À La Havane en 2016, l'événement sera aussi important qu'à Berlin en 1989. Raul Castro, père et acteur d'une des révolutions communistes les plus sanglantes du XXe siècle, est aujourd'hui l'acteur de la plus grande révolution œcuménique de l'histoire. Voilà ce dictateur sanguinaire repenti qui scelle la rencontre de l'Orient et de l'Occident séparés depuis 1 000 ans. Quel retournement de l'histoire ! La terre du communisme athée, l'espérance des générations de mai 68 qui ont vu dans le Che et dans Castro leur salut, qui retourne à la foi et qui accueille les vicaires du Christ. Au moment de la crise des missiles, quel fou aurait pu espérer cela?

    L'Orient en sort changé

    La rencontre des Tropiques va changer le visage de l'Orient. Alors que l'Europe occidentale se coupe de la Russie et refuse de voir en Poutine un allié, la réconciliation de Moscou et de Rome va contraindre les chancelleries à revoir leur stratégie diplomatique, si elles ont une vision réaliste des relations internationales. Fin juin se tiendra en Crète un concile de toutes les églises orthodoxes. C'est la première fois que ce type de concile aura lieu. Seront notamment présents les patriarches de Moscou et de Constantinople. La question romaine sera un des sujets centraux de cette rencontre. La chute du mur du schisme à Cuba va faire circuler les grands vents de l'Orient. 

    Jean-Baptiste Noé

    Jean-Baptiste Noé est historien, auteur de Géopolitique du Vatican, PUF, 2015.

  • Le Café Histoire de Toulon : réservez votre soirée

    Le Café Histoire de Toulon est un lieu d’échange et de convivialité pour transmettre les racines chrétiennes au travers la connaissance historique de l'identité de la France.

    La mission des causeurs du Café Histoire de Toulon, professeurs d'Histoire, de Lettres, de Philosophie, de droit, essayistes de revues, conférenciers des Académies du Var, d'Aix en Provence et Niçoise, porte sur la transmission de l'héritage d'Athènes, Rome et Jérusalem au travers la connaissance de la culture et du patrimoine religieux français et plus particulièrement provençal et méditerranéen.

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  • Le 8 février à Grenoble : conférence de Pierre de Meuse

     

    L'identité française, et avant tout sa survie, est un des sujets majeurs de notre temps.

    Elle set menacée de l'extérieur par une immigration-invasion incontrôlable, qui n'aspire qu'à remplacer notre ancienne et belle civilisation par une autre. Elle est aussi menacée de l'intérieur où un personnel politique uniquement préoccupé par ses places, est incapable du courage nécessaire et où une intelligentsia déboussolée distille depuis trop longtemps le venin de la déliquescence.

    Pierre de Meuse ne manquera pas de nous apporter un éclairage original et salutaire sur cette question essentielle.

  • Messes et manifestations en hommage à Louis XVI

    SAMEDI 16 JANVIER

    Fontaine-lès-Dijon : 11h00, Basilique Saint Bernard

     

    DIMANCHE 17 JANVIER

    Calais : 8h45, Chapelle Sainte Victoire d'Hames Boucres, rue de Ham (entre Calais et Guines)

     

    JEUDI 21 JANVIER

    Paris :

    - 10 heures, place de la Concorde, au pied de la statue de Rouen (côté Hôtel Crillon et Ambassade des Etats-Unis). Dépôt de gerbe.

    - 12h, Saint Germain l'Auxerrois (1er arrdt), paroisse des Rois de France, Messe célébrée à la demande de l’Oeillet Blanc pour le repos de l’âme du roi Louis XVI, en présence du Chef de la Maison de France, Monseigneur le comte de Paris.

    - 18h30, Saint-Nicolas-du-Chardonnet (5ème).

     

    Béziers : 18h, Chapelle des Pénitents, rue du 4 septembre.

     

    Saint Denis : 12h, Basilique de Saint-Denis, 1 rue de la Légion d'honneur.

     

    Marseille :

       - 19h, Basilique du Sacré-Coeur, 81 avenue du Prado. La Messe, dite à la demande de la Fédération Royaliste Provençale et Action Française Provence, ainsi que du Souvenir Bourbonien, sera célébrée par Mgr. Jean-Pierre Ellul. Homélie donnée par le père Sciortino-Bayart. Soirée-conférence à 20h30 suivie d'un cocktail-dînatoire. (Cliquez sur le lien).   

       - 18h30, Eglise Saint Pie X, 44 rue Tapis Vert (1er arrdt), Messe chantée, suivie de l'absoute.

     

    Bordeaux :

       - 19h, Eglise Saint-Bruno, 75 rue Courpon.

       - 18h30 : Eglise Saint-Eloi, rue Saint-James.

     

    Toulouse :

       - 18h15, Eglise Saint Jérôme, 2 Rue du Lieutenant Colonel Pélissier.

       - 18h15, Chapelle du Férétra, Place saint-Roch (Rue du Férétra; Rocade, sortie 24 : Empalot).

     

    Toulon :

       - 18h30, Eglise Saint-François de Paule, Place Louis Blanc.

       - 18H 30: Eglise Sainte Philomene, 125 bd Grignan (quartier du Mourillon).

     

    Grenoble : 18h, Collégiale St André de Grenoble, place St André.

     

    Lyon : 19h, Paroisse de l’Immaculée Conception, 94, avenue de Saxe – Lyon 3 (entrée rue Pierre Corneille).

     

    Versailles : 19h, Chapelle Notre Dame des Armées. 4 impasse des gendarmes.

     

    Aix : 10h30, Chapelle Notre-Dame de l’Immaculée Conception, boulevard Gambetta.

     

    Avignon : 18h30, Chapelle des Pénitents Gris, rue des Teinturiers.

     

    Nice : 18h30, Oratoire Saint Joseph, 18 rue Catherine Ségurane.

     

    Lille : 19h, Chapelle Notre-Dame de la Treille, 26 rue d'Angleterre.

     

    Reims : 8h, Cathédrale Notre-Dame (Oratoire).

     

    Woippy (Moselle) : 18h30, Chapelle des Ladonchamps.

     

    Bayonne : 18h30, Cathédrale de Bayonne, Messe célébrée par Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron.

     

    Perpignan : 18h30, Chapelle du Christ-Roi, 113, avenue du maréchal Joffre.

     

    Epinal : 18h30, Eglise Saint-Antoine, rue Armand Colle.

     

    Quimper : 18h45, Cathédrale Saint-Corentin.

     

    Beaune : 9h00, Chapelle de l’Adoration de la collégiale Notre-Dame, Impasse Notre Dame.

     

    Chemille : 10h30, Chapelle Saint-Joseph, 14 rue du Presbytère.

     

    Tourcoing : 20h, Eglise Saint-Christophe, 11 rue de Tournai.

     

    Vichy : 19h, Chapelle du Sacré-Coeur de l'école Jeanne-d'Arc de Vichy, 12 rue du Maréchal-Joffre.

     

    Mulhouse : 19h30, Eglise Saint-Etienne.

     

    Clarques (Pas-de-Calais) : 10h30, Chapelle du château de Clarques.

     

    Sees (Orne) : 18h00, La Chapelle de la Croix des Vents.

     

    Les Sables d'Olonnes : 18h30, Chapelle du Sacré-Coeur (place Jules Ferry).

     

    Orléans : 19H à Notre-Dame de la Recouvrance.

     

    Caumont-sur-Durance (Vaucluse) : 9h, Eglise de Caumont.

     

    Camblain-l'Abbé (Pas-de-Calais) : 18h, Ecole St Jean Baptiste de la Salle.

     

    Coligny (Ain) : Eglise Saint Martin.

     

    Metz : 19h, Eglise de l'Immaculée-Conception de Metz Queuleu, 47 rue du Trois Evêchés.

     

    Tarbes : 18h30, Cathédrale Notre-Dame de la Sède, 5 place du Général de Gaulle.

     

    Nantes : 18h30, Eglise Saint-Clément, 4 Rue Lorette de la Refoulais. Dépôt de gerbe devant la Colonne Louis-XVI à 19h30... 

     

    Belgique

    Bruxelles : 19h, Eglise du Couvent Sainte-Anne, Avenue Léopold Wiener 27, 1170 Watermael-Boitsfort.

     

    Tournai : 11h, Cathédrale de Tournai.

     

    VENDREDI 22 JANVIER

    Angoulême : 18h30, Eglise de Roullet St Estèphe, Le bourg.

     

    SAMEDI 23 JANVIER

    Strasbourg : 16h30, Cathédrale Notre-Dame (dans la chapelle Saint-Laurent).

     

    Amiens : 11h30, Chapelle Saint-Vincent-de-Paul ((de l'ancien Grand Séminaire), 54 ter rue Jules Barni.

     

    Nîmes : 11h,  Chapelle Sainte Eugénie, 7 rue Sainte Eugénie.

     

    Le Planquay (Eure) : 11h, Eglise du Planquay.

     

    Louaille : 11h, en l'Eglise de Louaille (à 8,5 km de Sablé-sur-Sarthe, route de La Flèche-Tours). A 12h30, Déjeuner-débat, Salle polyvalente de Vion (à 3,5km de Louaille) avec Anne Bernet, journaliste, écrivain : "Culture de mort : remèdes et solutions". (Inscriptions : FRM - B.P. n°5 - 53340 BALLEE / Tel : 02 43 98 43 44 ou 06 25 75 26 90 - Adultes : 17 euros / Etudiants, chômeurs : 8 euros; chèque à l'ordre de "FRM").

     

    Lyon : 10h30, sanctuaire Saint-Bonaventure, 7 place des Cordeliers 69002 Lyon.

     

    Le Mans : Eglise Saint Benoît.

     

    Montreal d'Aude : 11h40, Fraternité Saint Pie X.

     

    Périgueux : 16h, Notre-Dame de Toutes Grâces 19, rue du 34e Régiment d’artillerie.

     

    Tarascon : 18h30, Collégiale Royale Sainte Marthe, Place de la Concorde.

     

    DIMANCHE 24 JANVIER

    Paris : 10h30, Chapelle expiatoire, 22 rue Pasquier (8ème arrdt).

     

    Abbatiale de La Roë (Mayenne) : 9h15.

     

    Brignoles : 17h30, Basilique Saine Marie-Madeleine, Place de la Concorde.

     

    SAMEDI 30 JANVIER

    Souvigny (Bourbonnais) : 10h30, Eglise prieurale Saint-Pierre Saint-Paul, Place Aristide Briand .

     

    DIMANCHE 31 JANVIER

    Nancy : 10h30, Eglise Marie-Immaculée, 32 avenue du général Leclerc. La Fête des Rois de l'Union des Sections Royalistes Lorraines (USRL) suivra à partir de 12h30. (Le programme sera annoncé par ailleurs).

     

    Concerts - Messe de Requiem (payants)

    Versailles, les 21 et 22 janvier, à 20 h, Chapelle Royale du Château (à partir de 30 euros : inscriptions/réservations)

    Tourcoing, le 21 janvier, à 20h, Eglise Saint-Christophe, 11 rue de Tournai (23 ou 25 euros : inscriptions/réservations

  • La guerre est là. Que faire ?

     

    Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine, donne son analyse sur les évènements dramatiques que la France vient de subir.

     

    La guerre est là, devant nous. Politique magazine l’a déjà écrit à plusieurs reprises. Cette guerre nous est faite sans déclaration préalable et par tous les moyens dont le terrorisme n’est qu’un des multiples aspects. Les attentats de Paris sont des actes de guerre, a constaté le chef de l’État qui est aussi le chef des Armées. François Hollande a décrété l’état d’urgence et en a demandé la prolongation sur trois mois. Il a réuni l’ensemble de la représentation nationale en congrès à cet effet, pour souligner la gravité de l’heure, appeler au rassemblement de la nation et définir les impératifs de la sécurité de la France en précisant les mesures qui s’imposent. Le Premier ministre, de son côté, parle maintenant avec une extrême fermeté de l’éradication du terrorisme et, en conséquence, de la répression de l’islamisme radical qui l’alimente. Il invoque, lui aussi, l’union nationale nécessaire dans des circonstances aussi dramatiques.

    Situation alarmante
    La situation, en effet, est alarmante. La France est engagée à l’extérieur sur plusieurs fronts, en Afrique, au Moyen-Orient. Elle se trouve aussi partie prenante dans le dispositif en Méditerranée pour faire face à l’intarissable flux migratoire et elle s’est engagée dans l’accueil des migrants innombrables qui arrivent sans discontinuer de Syrie, de Turquie et, d’une manière générale, du sud-est de l’Europe.

    Et voilà que s’ouvre un front intérieur que les responsables politiques commencent seulement à entrevoir. Les mises en garde des services spécialisés et des autorités militaires n’avaient pas manqué ni de nombreuses alertes au cours de ces dernières années.

    Ce front intérieur face à un ennemi de l’intérieur constitué en ce qui s’appelle communément « une cinquième colonne », exigera, à cause de son indétermination fondamentale, beaucoup d’hommes, beaucoup de moyens et d’efforts, beaucoup de dépenses aussi, sans garantie aucune, en raison du pourrissement prévisible de la situation et surtout en raison du mode opératoire du terrorisme islamique. Ce qui n’était qu’actes individuels devient actes collectifs dont la logique suppose la répétition et la coordination. Leur fréquence et leur violence ne cesseront d’augmenter.

    Que faire contre l’horreur terrifiante d’attentats frappant les citoyens au hasard et, pourtant, en tant qu’actes, méticuleusement voulus, programmés, préparés, conceptualisés, réalisés par des hommes fanatisés et déterminés ? L’atrocité y est conçue comme une perfection de l’acte ! Il faut donc comprendre que le terrorisme répond à une stratégie, constitue en lui-même un but de guerre ; il se relie à une vision militaire de l’islamisme ; l’armée djihadiste, les armées même puisqu’elles sont nombreuses et souvent s’entretuent, mènent leur combat sous toutes les formes, sur tous les fronts, par tous les moyens, en territoires qui relèvent de l’islam, comme en territoires extérieurs à conquérir. La conception est globale, religieuse, politique, militaire ; cette conception même se prétend un État – mais quel État ? – un califat qui a vocation à dominer le monde et à y imposer sa loi.

    Nul ne sait au juste ce que c’est que cet État, ni qui se cache sous ce nom, ni ce qu’il représente, ni de quoi il vit et comment il vit. Très peu de nos responsables politiques ont compris cet aspect des choses. Ils se croyaient couverts par leur laïcité qui ne fut jamais en son temps et encore maintenant qu’une machine de guerre contre le catholicisme français et qui n’est qu’un vide, une prétendue neutralité gentille, face à l’islam, c’est-à-dire une absence totale de réponse.

    Des mesures insuffisantes

    Autre inquiétude : c’est qu’il apparaît clairement que ce genre d’ennemis est maintenant chez nous partout. Ils surgissent de territoires dont il est vain d’affirmer qu’ils sont contrôlés, les fameux « territoires perdus » de la République. Là aussi les responsables politiques feignaient de les ignorer.

    Des banlieues entières, aujourd’hui des quartiers de villes échappent pratiquement à l’autorité de l’État, en France, en Belgique et, en fait, pratiquement dans toute l’Union européenne. Les armes s’y entassent ; les gens s’y radicalisent ; le banditisme y fait la loi : tous ces symptômes de gangrène sociale sont liés ; les prisons sont des lieux de radicalisation. L’Europe de Schengen a créé un espace où les brigands et les terroristes armés peuvent circuler pratiquement en toute impunité et de là partir en Syrie ou ailleurs pour en revenir en choisissant les moyens de leur départ et de leur rentrée.

    Les mesures dictées par François Hollande sont toutes dans le quantitatif, certes, sans doute, nécessaires, mais insuffisantes devant la menace multiforme. Plus de gendarmes, plus de policiers, plus de juges et des militaires encore plus présents ne sont que des ripostes mais ne constituent pas une réponse de fond à la question. Pas plus que la multiplication des bombardements par l’aviation française.

    Nous ne sommes qu’au début d’un processus qui n’ira qu’en s’amplifiant et d’autant plus que les réponses qui seront apportées seront d’abord en discours, en attitudes prises sous le coup de l’émotion et avec des visées politiciennes et des arrière-pensées inavouables. Le politicien joue de tout, y compris de la peur. Chacun fera son affaire des événements, à sa manière et pour son compte ; le soupçon parfaitement compréhensible en pèsera sur les autorités en place. Affreux à dire, mais, hélas, terriblement réaliste.

    Manque de compréhension
    Ceux qui se souviennent encore de la guerre d’Algérie – il y a beaucoup de ressemblances – comprennent parfaitement cette logique de guerre civile qui s’enclenchent inéluctablement. A l’époque de l’Algérie française, l’État français par la voix de ses ministres – dont François Mitterrand – avait assuré, répété que jamais, au grand jamais, la République ne céderait au terrorisme. Or, non seulement elle a cédé, mais elle s’est déshonorée puisqu’elle a livré les musulmans fidèles à la France à leurs adversaires et tortionnaires, ce qui fut un crime contre l’humanité.

    La parole de la République n’est plus fiable et, les premiers à le savoir, ce sont malheureusement les Français musulmans. N’oublions pas que le gouvernement républicain de l’époque avait envoyé l’armée dans ces territoires qui relevaient de la souveraineté française, qu’il avait mobilisé le contingent ; c’était des socialistes qui étaient au pouvoir ; ils décrétaient l’état d’urgence. Comme aujourd’hui. Aujourd’hui, c’est en métropole ! François Hollande envisagerait de rappeler des réservistes en forme de garde nationale. Ce fut fait en Algérie avec les unités territoriales. Rien de nouveau.

    Les responsables politiques ont la chance d’avoir encore des services relevant des fonctions régaliennes de l’État qui fonctionnent bien et, pour certains, excellemment, avec des moyens pourtant trop limités. Ces services font leur travail. Mais déjà tout ce que l’on sait des enquêtes révèle des défaillances internes à l’État : sous prétexte de justice, de lois, de considérations humanistes, voire de politique pénale, les bandits, les assassins, les terroristes échappent à la répression nécessaire, tandis que les honnêtes citoyens sont harcelés de contrôles. Les impératifs de l’ordre et, aujourd’hui, de la guerre sont occultés, systématiquement bafoués. A tel point que les forces de l’ordre en son dégoûtés.

    Il ne s’agit pas de revenir sur l’état de droit, ni même d’en rajouter dans les mesures d’exception. Une réforme constitutionnelle supplémentaire telle que l’a proposée François Hollande n’apportera rien. Ce qui existe aujourd’hui suffit amplement. Il s’agit de savoir ce que l’on veut. Et la seule vraie question est de savoir si le régime sait lui-même ce qu’il veut. Sur le moment, de beaux discours sont prononcés, des postures martiales sont affichées, des décisions sont prises ; mais aucune politique de fond, aucune stratégie proprement française ne se dégage.

    Il est évident que la politique intérieure et la politique extérieure doivent être coordonnées intelligemment et s’aligner sur les mêmes nécessités. Il a fallu une tuerie pour que l’Exécutif s’en rende compte ! Poutine combat les mêmes ennemis que nous. Il se dit de plus en plus que Laurent Fabius fut le plus calamiteux des ministres des Affaires étrangères. Il est temps de s’en apercevoir.

    De terribles contradictions

    Mais que dire de nos politiques pénales, de nos politiques migratoires, de l’ordre intérieur constamment remis en cause, de l’Éducation dite nationale, de nos politiques familiales ? Le souci premier de nos gouvernants ne fut que de détruire tout ce qui constituait la France, son histoire, ses frontières, ses familles, ses entreprises. Le chef de l’État semble aujourd’hui prendre conscience que les frontières sont utiles et même nécessaires. Espérons que dans son esprit cette conscience ne soit pas que temporaire.

    Que penser de nos manières d’envisager d’intéresser à la France toute une jeunesse abandonnée, quand, partout et toujours, l’État lui-même ne lui apprend qu’à la mépriser. Croit-on qu’on les attachera à la République en leur enseignant le rejet de l’histoire de France, en culpabilisant la France et les Français à longueur de temps ? La République n’est-elle pas née du sang jailli d’une tête coupée, de milliers de têtes coupées et d’une terreur organisée jusqu’au génocide ? N’est-ce pas là qu’elle prétend puiser sa légitimité ? Le monde entier le sait. Les Pol Pot, les Ho Chi Minh, les chefs du FLN avaient appris leur leçon chez nous ! Lénine et Staline y ont vu leur archétype, les terroristes du monde entier un exemple. Où est l’esprit national, la volonté de défense, l’intelligence de l’avenir ?

    Il ne faudrait pas que la réponse du moment ne soit faite que pour l’électeur, justement terrifié. Et comment ne pas penser que le politicien, habitué à jouer de tout, ne jouera pas aussi de la peur ? Mais la peur n’est pas bonne conseillère. Les élections vont venir où tous les responsables politiques sont impliqués avec leurs petites tactiques à courtes vues. Il est impossible de construire une politique française sur de telles bases. Tout sera sujet non seulement à discussions, mais à controverses et à oppositions systématiques. Dans un climat délétère, les luttes partisanes peuvent allumer des incendies et déboucher, dans le pays, sur les pires violences. Les organisations terroristes auront beau jeu. Surtout si la France, ce qui est probable, retraverse une crise financière et budgétaire aggravant encore la crise économique et politique.

    La vérité est que personne en France ne maîtrise la situation. Parler d’unité nationale, c’est bien, mais où est l’unité de pensée, de vision, de décision, de contrôle ? Nos élections présidentielles seront un capharnaüm sans nom. Le pays en sortira divisé plus que jamais et vraisemblablement ingouvernable. Or l’ennemi connaît cette faiblesse essentielle et il n’est pas douteux qu’il en usera.

    Il vient un temps où les sociétés pour survivre doivent se donner des institutions adaptées. La vraie réforme est à faire à ce niveau.

  • Conférence de Gilles Varange à Cossé-en-Champagne

     

    FÉDÉRATION ROYALISTE

    DU MAINE ET DE L'ANJOU

    LA RESTAURATION NATIONALE

     

    VENDREDI 6 NOVEMBRE 2015 à 19 h.

     

    Dîner-débat avec

     

    Gilles VARANGE

    Journaliste et écrivain, collaborateur

    de Politique magazine et de la Nouvelle Revue Universelle

     

    Salle socio-culturelle de

    COSSÉ-en-CHAMPAGNE (53340)

     

     Téléchargez le bulletin d'inscription ICI

     

     (17 km nord de Sablé-sur-Sarthe et 9 km ouest de Brûlon)

    (cartes Michelin 60 pli 11 et 232 pli 8)

    La salle socio-culturelle est située à la sortie du bourg de Cossé en direction d’Avessé-Brûlon, sur la droite

    (prendre la 1ère ruelle à droite après la place située devant l’école - pancartes "Pont muletier", "chemin de la Ragottière").

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    Lettre de la FRM.jpg

     

  • Colloque du Cercle Vauban

    CERCLEVAUBAN

    INVITATION

    Hilaire de Crémiers et Claude Wallaert

    vous invitent cordialement à participer au

    2ème COLLOQUE DU CERCLE VAUBAN

    en partenariat avec Politique magazine, la Nouvelle Revue universelle et le site Le Rouge et le Noir

    LE SAMEDI 3 OCTOBRE 2015

    DE 14 HEURES À 19 HEURES

    salle Rossini, 10 rue de l’Annonciation, 75016 Paris

    Métro Passy -  RER C Boulainvilliers  -  bus   22,32,52 -  entrée libre

    sur le thème :

    Face à l’effondrement qui vient :

    « ubériser » la politique !

    « ubériser » la politique ? La formule peut vous surprendre. Elle fait allusion à l’expérience des taxis Uber (quoi qu’il advienne de cette entreprise) : loin de toute interprétation ultra-libérale, « ubériser » exprime simplement l’idée de faire exploser les carcans. Or, l’échec final de la Manif pour tous l’a prouvé, c’est le système politique qui a le dernier mot : c’est lui notre carcan. Totalitaire de facto, il est verrouillé par les partis politiques, eux-mêmes prisonniers de leur démagogie et de cette corruption latente que révèle la chasse aux postes.

    À travers six dialogues de représentants de la nouvelle génération avec des professionnels (dont le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, et le philosophe et  politologueHenri Hude), le colloque :

    - décrira le totalitarisme rampant qui bloque société française ;

    - entreprendra la définition d’un projet institutionnel pragmatique et correspondant enfin à la réalité de la France ;

    - et indiquera les moyens d’actionque le Cercle Vauban propose de mettre en œuvre.

    CERCLEVAUBAN

    1 rue de Courcelles, 75008 Paris

    tél. 01 42 57 43 22 – courriel : cercle.vauban.regalia@gmail.com

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  • IMPORTANT - Réunion des cadres de la Restauration Nationale - Dimanche 4 octobre 2015

    Tous les cadres, responsables et adhérents de la Restauration Nationale sont invités à participer à cette journée d'information sur le mouvement et sur la mise en œuvre  de ses actions. Les responsables des fédérations doivent se sentir mobilisés pour venir accompagnés du plus grand nombre possible de leurs adhérents, en particulier étudiants et lycéens.

    Le colloque Vauban a été volontairement programmé la veille pour éviter plusieurs déplacements aux provinciaux. C'est une occasion unique de profiter de ces deux journées pour donner à nos jeunes une formation tant théorique que pratique.

    N’omettez pas de vous inscrire pour faciliter l'organisation.

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  • A ne pas manquer !

    Le prestigieux Cercle Vauban organise son deuxième colloque. Après celui de décembre 2014 qui avait connu un immense succès, et dont les vidéos ont été relayées sur le Net, une formule un peu différente a été mise en œuvre. Il s'adresse bien sûr à tous et plus particulièrement aux 18-35 ans et se déroulera en une après-midi sous la forme de questions réponses autour de personnalités de la politique et de la presse.

    Les analyses politiques de qualité sont aujourd'hui suffisamment rares pour ne pas manquer celle qui vous est proposée aujourd'hui. Venez nombreux, amenez vos amis, et la jeune génération qui a plus que jamais besoin de cette formation.

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